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A bord d'Océane d'août 2006 à décembre 2007              
             

Venezuela, Testigos (Août 2006) 

 

Au sommaire :
- L’archipel des Testigos (Venezuela)
- La pêche (à la traîne, au harpon…)
- Les enfants à bord et leur vie de tous les jours

 

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il (juille
Venezuela, Blanquilla (Septembre 2006)           Cliquez ici pour découvrir texte et photos 

Marilyne et Océane : ses impressions sur cette première année en bateau.

« Après l’enthousiasme de l’achat du bateau l’été 2005, a succédé pour moi de trop longs mois de doute. Si Fab avait déjà bien navigué, j’étais novice en la matière et avais tout à apprendre. Et quand on découvre un bateau, tout aussi beau et bien équipé soit-il, je n’avais pas imaginé les quelques mois de travaux et améliorations indispensables… Ah oui, quel confort nous offrait Océane après notre Tipi Trotteur bien spartiate, mais l’explosion du budget n’était pas au programme !!!

Les difficultés rencontrées, les déboires et l’anxiété des premières navigations m’ont sapé le moral : première sortie en mer catastrophique avec tout l’équipage malade (skipper excepté), une mer épouvantable avec des vagues comme on n’en a plus jamais eu depuis, une annexe qu’on a failli perdre, les pannes successives de nos instruments de navigation indispensables, le gréement qui nous lâche après rupture de l’étai en navigation et le mât qui menace de tomber, la remontée difficile du Brésil vers les Antilles à une époque de l’année défavorable (vent et mer de face), notre première dépression tropicale à l’arrivée, un mal de mer constant pour moi m’obligeant à maintenir la position allongée pendant les 3000 miles et 3 semaines de navigation...

Les stress  liés à la navigation et les soucis de bateau me semblaient alors bien supérieurs aux moments de plénitude imaginés ! Où était la vie rêvée sous les Tropiques ?  Aujourd'hui, j'ai du mal à croire que j'ai pu penser un jour abandonner!

Après ces premiers mois de prise en main du bateau et de lourds investissements financiers, notre catamaran est au top de sa forme. La grande sécurité et le confort offerts par Océane, la confiance en mon skipper plein de bon sens, l’expérience, la gaieté des enfants, le mode de vie extra et l’arrêt des galères, m’ont aidé à surmonter mon appréhension. Pour rien au monde je ne laisserai ma place à quelqu’un !

Le bonheur est au quotidien. Les navigations sont devenues un vrai plaisir même si le mal de mer persiste par mer formée, les mouillages sont tous plus enchanteurs les uns que les autres, la mer est l’objet infini d’étonnement et d’émerveillement, la vie de famille est très riche…

Tout va pour le mieux : amour, amitiés, santé, moral, jours passés avec les enfants qui grandissent en s’épanouissant, activités ludiques et trépidantes…On a beaucoup de chance et je compte bien en profiter pleinement !!!

Les images qui suivent de notre dernier mois de navigation devraient vous donner une idée des joies que nous vivons et reflètent notre réel bonheur à tous les 4 d’avoir choisi cette vie là. »

t - septembre 2005) : Cliquez ici pour





Venezuela, Les Roquès (octobre - novembre 2006)   
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Un véritable paradis tropical

L'archipel des Roquès est un concentré de couleurs tropicales et de vie sauvage. Des dizaines d'îlots sont disséminés sur quelques kilomètres carrés (25 x 45 km). Seule Gran Roque (l'île principale sur laquelle atterrissent les coucous du continent) possède un peu de relief. Toutes les autres îles sont au ras des flots et ne deviennent visibles qu'à leur approche. 

Sable blanc, eau turquoise, végétation souvent sèche, nos mouillages offrent des points de vue d'exception. D'une île à l'autre, les distances sont trés courtes et les fonds ne dépassent que rarement les 30 mètres. Pour se faufiler entre les patates de corail et les haut-fonds sableux, nous préférons naviguer en pleine journée. L'eau est d'une telle clarté que nous pouvons voir tous ces dangers facilement. 

Le spectacle aux Roquès se déroule aussi en grande partie sous l'eau. Il suffit d'enfiler le masque et de se positionner le long d'une barrière de corail et le ballet commence ! Poissons perroquet d'une taille impressionante, barracudas, tortue de mer qui vient jouer avec nous sans crainte, poissons-coffre, poissons-ballon, poissons-ange, raies, langoustes...Des milliers de poissons tournoient autour de nous, notre présence ne les préoccupe guère. Les coraux sont multicolores et de forme toujours différente. Nous prenons soin de ne pas toucher les coraux de feu, qui pourraient nous décharger une substance trés urtiquante. Les Roquès sont un Parc National depuis plusieurs années, la pêche au harpon y est interdite (seule la pêche à la traîne derrière le bateau est autorisée). Les poissons sont donc à la fois trés nombreux, d'une taille colossale pour certain et peu craintifs. L'eau étant à 29 C°, nous ne craignons pas l'hydrocution ! Nous passons donc des heures dans cet aquarium géant.

Les eaux sont si poissonneuses que nous battons notre record de pêche à la traîne. En moins de deux heures, nous remontons deux thons de belle taille, une daurade coryphène, et un thazard.

Nous partageons toutes ces scènes de bonheur et de dépaysement avec Michèle et Philippe, venus nous rejoindre pour visiter ce magnifique archipel. Pour nous au total, les Roquès représentent un mois de voyage, un moment trés fort de notre passage au Vénézuela.



 
Retour vers les Antilles (décembre 2006)     Cliquez ici pour découvrir texte et photos

Navigation, carénage et Noël

De l'archipel des Roquès, le retour vers les Antilles suppose une navigation contre vents et courants. Nous attendons donc une fenêtre météo favorable pour partir. Remonter contre le vent et  la houle provoque des navigations bien humides. Mais Océane passe trés bien. Nous faisons une escale à Margarita pour, entre autre, faire un plein complet de carburant... (à 12 euros les 600 litres, on n'hésite pas !) Un peu trop plein peut-être, les réservoirs débordent un peu dans la houle en navigation.

Alors que les conditions de navigation sont bonnes depuis le début, nous subissons des grains violents dans la nuit qui précède notre arrivée sur Trinidad. Des rafales à plus de 30 noeuds ont raison de notre poulie de ris (nous terminons donc avec un deuxième ris dans la grand-voile), de notre tout nouveau lazy-bag, et autres équipements... Il est temps d'arriver pour le carénage à Trinidad !

Nous passons deux semaines à Trinidad, nous y effectuons la mise à terre d'Océane. Peinture annuelle de la coque, nombreux bricolages et remise en état diverses, nous n'avons pas le temps de chômer. Nous bossons sur le bateau de 8h à 23h. Les enfants s'organisent. Ils passent des heures dans un petit terrain de jeux voisin, partent prendre leur douche tous les deux en fin d'aprés-midi (Leslie est fière de pouvoir laver son frère et l'aider à s'habiller). Ils nous aident aussi parfois pour certains travaux sur le bateau.

Nous repartons alors en direction de la Martinique (deux jours de navigation) en passant au vent des îles pour bénéficier d'un vent plus régulier. C'est à Sainte-Lucie, dans la grande baie de Rodney, que les enfants décident d'appeler le père Noël. Océane est déjà bien décorée pour la circonstance. Le père Noël doit savoir nager (ou a remplacé son traineau par une annexe et le renne par un moteur Yamaha !), car les enfants ont été bien gâtés. Du côté des enfants, nous sommes enfin débarrasés du staphylocoque aprés un mois et demi de traitement et soins particuliers. C'est un soulagement.
Arrivés en Martinique, nous avons d'abord le plaisir de retrouver les bons fromages français, la charcuterie, les yaourts... Nous accueillons alors la sympathique famille de Francis et Maria pour une croisière de 10 jours vers les Grenadines. Les alizés sont revenus, le vent est établi entre force 5 et 6, Océane file à 10 noeuds, c'est un vrai plaisir.

Prochaine étape : Antigua et la Guadeloupe.


Janvier - février 2007 : Antigua et Barbuda    Cliquez ici pour découvrir texte et photos

A 40 milles nautiques au nord de la Guadeloupe se découpe une île originale, belle et sauvage : Antigua. 
Grâce à ses abris naturels, dont le plus réputé est "English Harbour", Antigua devint au XVIIème siècle le bastion de la flotte anglaise des "îles sous le vent". Les navires de guerre anglais ont laissé la place à la plaisance et au "Yachting". C'est à "English Harbour" et à "Falmouth Harbour" (sud d'Antigua), qu'on peut admirer le plus grand nombre de Yachts luxueux et Mega-yachts. Les voiliers de moins de 20 mètres passent inaperçus !

Naviguer autour d'Antigua est un réel plaisir. Le relief est bien marqué, l'eau particulièrement turquoise. Par contre, gare aux récifs, cayes et autres épaves qui minent ce beau terrain de jeu. Faire du rase-cailloux demande ici une attention particulière et un oeil quasi constant sur la carte. D'une baie à l'autre, les mouillages ont tous leur intérêt et il nous arrive même d'être totalement seul face à une plage sauvage... Cela devient rare dans les Antilles !
Malheureusement, nous avons remarqué que pelleteuses et Caterpillars s'en donnent à coeur joie et les projets d'hôtels poussent comme des champignons. Lîle, qui ne compte que 30.000 âmes, risque bientôt de voir défiler bien plus de touristes et perdre alors une bonne partie de son charme. A suivre...

20 milles nautiques plus au nord encore se situe l'île de Barbuda, bien différente. Plate et encore plus sèche, Barbuda est entourée d'immenses plages de sable fin. Gros coup de coeur entre le mouillage du sud (Cocoa Bay) et celui de l'ouest (Low Bay). Entre les deux, la navigation est grisante : nous filons à 8 noeuds, dans 4 mètres d'eau turquoise et à moins de 100 mètres de la plage. Pour mouiller, nous n'avons que l'embarras du choix, pour s'aproprier quelques kilomètres de plage pour nous tout seul ! Les enfants n'en demandent pas plus pour leur terrain de jeux...


Navigation Brésil - Antilles (décembre 2005) 
Avril 2007 : Petite-Terre - Guadeloupe  
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C'est avec un peu de retard que nous mettons notre site à jour. Nous avons été bien occupés avec la visite de nombreux passagers ces derniers temps. Sans doute avons nous eu beaucoup de chance, tous nos passagers ont été une présence trés agréable et nous avons eu énormément de plaisir à leur faire découvrir ce chouette mode de vie, dans des îles que nous aimons particulièrement.

Dans cette mise à jour, nous avons donc souhaité évoquer une partie de "l'envers de décor" : le ravitaillement qui précède chaque croisière. Lorsque nous partons pour deux semaines de croisière avec 6 personnes à bord (10 au total avec notre famille), le ravitaillement représente 4 cadies pleins. Les quantités sont impressionantes et  l'annexe déborde. Nous revenons au bateau à la limite de la ligne de flottaison ! Nous consacrons encore plusieurs heures au rangement. Heureusement, nous avons un grand bateau.

Pour revenir à des sujets un peu moins terre-à-terre, nous souhaitons évoquer ce mois-ci un de nos coups de coeur de Guadeloupe : Petite-Terre. Deux petits îlots, protégés dans le cadre d'une réserve marine, qui offrent une nature intacte tant à terre que sous l'eau. L'accès n'est pas toujours facile (surtout par houle du nord) et réservé aux bateaux à faible tirant d'eau. Il est alors indispensable de rester vigilent, car nous partons parfois en surf, poussés par la houle, avant de bifurquer à angle droit vers le mouillage. De la même façon, nous avons connu une sortie de ce mouillage un peu "Rock'n Roll" : les vagues déferlaient continuellement et les deux moteurs à fonds n'empêchaient pas de reculer de 5 mètres à chaque déferlante. On a bien cru qu'on ne pourrait pas sortir de ce mouillage.
Mais sous ce premier aspect parfois hostile, le mouillage est ensuite parfaitement tranquille et paradisiaque. A terre, la végétation est trés sèche, l'île n'est peuplée que d'iguanes en journée et de Bernard l'Hermites géants la nuit venue. Dans l'eau, nous pouvons croiser des barracudas, raies léopard, tortues ou langoustes. Une plongée de nuit permet de vivre quelques frissons supplémentaires, avec notamment les tarpons de plus d'un mètre qui apparaîssent dans le faisceau de la lampe. Petite-Terre est un lieu sauvage, inchangé depuis l'origine des temps, un véritable coup de coeur.


Juillet 2007 : les Grenadines       >> Photos

Nous vous proposons de vous rendre dans l'un des sites "coup de coeur" des Antilles : les Grenadines. Plages de sable blanc, cocotiers, eaux claires et jolis snorkellings, mouillages superbes dominés par le turquoise ! Cette fois-ci, nous sommes DANS la carte postale...

Moins carte postale cependant, l'entretien du bateau, qui ces derniers mois nous a donné du fil à retordre : martingale à refaire, éolienne, safran, alternateur moteur, dessalinisateur, montage électrique, feu de mouillage... Les heures passées à l'entretien sont trés importantes.

La vie à bord des enfants se passe avec toujours autant de bonheur.

Nous partons pour le Vénézuela et reviendrons dans les Antilles en novembre. Les connexions internet seront moins nombreuses dans les îles du Venezuela, mais nous ferons tout pour répondre à vos emails.

Bonnes vacances à tous et à bientôt !







Août 2007 : Archipel des Aves / Cyclone DEAN 
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Octobre - novembre 2007 : Article dans Multicoque Magazine

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Décembre 2007 : Des îles venezueliennes aux Antilles       >> Photos

















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