L'Amérique du Sud  (novembre 2004 - avril 2005)              << Retour  Suivi du Voyage

                6 mois - 20.000 kilomètres

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Transfert vers le Chili (novembre 2004) : Cliquez ici pour découvrir plus de photos  

Mvc-0022.jpg (57754 octets)Nous passons un mois complet à Dawson City (Yukon - nord Canada) dans la maison que Gérard nous confie pendant son voyage en France. Nous apprécions pleinement cette pause et un peu de confort, surtout que le climat extérieur devient franchement bien rude. Nous en profitons pour préparer la suite de notre périple : c'est décidé, nous emmenons Tipi Trotteur en Amérique du Sud.

   De Dawson, plein sud sur 3000 kilomètres jusqu'à Vancouver. Nous y embarquons notre Tipi Trotteur en containeur pour l'acheminer au Chili en Amérique du sud.

    Pendant les trois semaines de transfert, nous faisons escale au Costa Rica pour retrouver plage, soleil, cocotiers et chaleur.  


 


Chili, Cordillère des Andes (décembre 2004) : Cliquez ici pour découvrir plus de photos  

MVC-0006.JPG (56347 octets)Tipi Trotteur a fait un long voyage dans son container entre le Canada et le Chili. Pendant le mois de transfert, nous avons apprécié la douceur des plages du Costa Rica entre cocotiers et sable fin. Seul un tremblement de terre de 6,2 est venu troubler notre sommeil, nous obligeant même à finir la nuit dehors à cause du risque de réplique.

Nous étions très contents de retrouver notre compagnon de voyage au Chili et avec lui notre liberté, les grands espaces et les joies de l'aventure. Sans plus attendre, après des formalités longues et difficiles pour récupérer Tipi Trotteur, nous décidons de partir tout de suite vers la Cordillère des Andes. A 600 km au nord de Santiago, le paysage est déjà très aride. Entre deux épineux et un cactus, nous fêtons les 3 ans de Leslie, trop contente d'aller pêcher ses cadeaux avec une ligne improvisée !

Progressivement, la piste grimpe dans la Cordillère. Nous décidons de faire une première pause de deux jours devant une lagune à 3800m d'altitude, histoire de nous acclimater à l'altitude. Quel plaisir de retrouver ces immensités sauvages, ce ciel parfaitement bleu et ces paysages d'une incroyable beauté... Outre l'altitude, il faut aussi s'acclimater au froid et reprendre les habitudes de l'Alaska : cagoules, doudounes...

Grâce à notre autonomie en eau, vivre et carburant, nous pouvons sillonner des centaines de kilomètres de pistes entre 4000 et 4500m d'altitude, un vrai bonheur. Nous passons d'une lagune à une autre, surprenons un troupeau de guanacos et autres vigognes, et admirons les volcans alentours dont certains dépassent les 6500m d'altitude.

C'est en passant à côté du Ojo del Salado (6900m, deuxième plus haut après l'Aconcagua) que nous décidons de suivre une piste 4x4 difficile qui nous amène au camp de base à 5250m d'altitude. Paysages à couper le souffle (d'ailleurs nous avons le souffle coupé par l'altitude), et record d'altitude pour les enfants ainsi que pour Tipi Trotteur qui ne rechigne pas malgré ses 348.000 kilomètres !

Nous passons un col à 4700m pour nous rendre en Argentine, par des pistes qui suivent tantôt des hauts plateaux, tantôt des canyons magnifiques. La Cordillère des Andes est sans aucun doute l'un de nos plus gros coups de cœur.

Bonnes fêtes de fin d'année à tous. De notre côté, nous essayerons de trouver un cactus en guide de sapin de Noël ! Nos pensées vont vers le France en ce moment où nos familles nous manquent un peu...


Cordillère des Andes - Chili et Argentine (janvier 2005) : Cliquez ici pour découvrir plus de photos  

Mvc-0008.jpg (59389 octets)Sillonner les pistes isolées de la Cordillère des Andes nécessite une bonne autonomie. Les occasions de se ravitailler sont rares et des que possible, nous faisons le plein complet de gasoil (1800 km d'autonomie), d'eau (80 L) et de nourriture. Pendant des jours et des jours, nous ne croisons aucun véhicule sur ces pistes de bout du monde comprises entre 3500 et 4500m. Entre les rares maisonnettes en pierre, les petites églises adorables ou encore les villages fantômes abandonnés depuis longtemps, nous sommes toujours complètement seuls. Seuls les flamands roses, lamas, vigognes et autres nandus (autruches) nous tiennent compagnie.

Après la traversée du désert d'Atacama (répute pour être l'un des plus arides du monde) et de magnifiques balades, nous trouvons enfin les premiers signes de végétation. C'est au détour d'une piste que nous trouvons un magnifique cactus qui cette année fera office d'arbre de Noël. Notre décoration a du être à la hauteur car le Père Noël nous a bien trouvé, perdus dans nos montagnes !

Tipi Trotteur souffre sur ces milliers de kilomètres de piste. Chaque bivouac est l'occasion de réparations diverses : écrous casses, crevaisons, portière coincée, problème électrique... Alors on le bichonne !

Nicolas aussi nous a fait une frayeur en tombant de la porte arrière de notre Land à un bivouac. Loin de toute infrastructure hospitalière, il nous a fallu couper une partie des cheveux et faire une suture dans le crane à l'aide d'un scotch spécial. C'est le métier qui rentre !

En attendant, Leslie comme Nicolas s'adaptent bien à l'altitude et à ces conditions de vie parfois difficile. Heureusement, nous arrivons à trouver des salles de bain originales. Des sources thermales en pleine nature nous permettent des bains réguliers malgré le froid glacial de l'altitude.

Nous sommes tout juste arrivés à La Paz en Bolivie. Prochaine destination : le Paraguay et le Brésil.


De La Paz (Bolivie) à Rio (Brésil) - Février 2005 : Cliquez ici pour découvrir plus de photos  

Mvc-0010.jpg (58153 octets) Nous quittons La Paz après quelques jours. Grâce à la gentillesse de Vincent, expatrié travaillant à l'Ambassade de France, nous avons pu nous décharger de tout notre matériel de randonnée (que nous récupérerons en mai pour notre trek). Nous avons pu aussi réparer les trois vis de l'axe de roue (sur 5 !) qui avaient cassés sur les pistes de la Cordillère. Notre roue menaçait de se détacher...

La Bolivie est un pays particulièrement pauvre, où les gens ont gardé toutes leurs traditions. Sur les pistes que nous suivons pour nous rendre à Cochabamba, à Sucre ou à Potosi, nous assistons à des scènes de campagne très typiques. Les femmes filent la laine, pendant que les hommes labourent les champs à l'aide de charrues tirées par des bœufs... Les jours de marchés, les villages deviennent un festival de couleurs grâce aux Indiens qui sont particulièrement traditionnels. Grâce à la présence de Leslie et Nicolas, nos contacts sont très amicaux car plutôt que de passer pour des touristes, nous apparaissons avant tout comme une "famille" aux yeux de ces gens très pauvres.

Au sud de la Bolivie, sur une piste qui nous permet de rejoindre la frontière argentine, nous connaissons un sérieux problème mécanique : la durite d'huile haute pression de l'intercooler explose, nous immobilisant instantanément. Apres avoir démonte avec peine cette durite, Fabrice se poste sur la piste dans l'attente d'un camion de passage (rare), pendant que Marilyne reste avec les enfants. L'unique village à 2h de piste a pu nous sauver. Il faudra plus de quatre heures pour revenir à la nuit avec une durite d'occasion d'un Caterpillar, quelques soudures pour y adapter nos embouts d'origine et un bidon d'huile. Nous reprendrons la route le lendemain...

Mvc-0018.jpg (58052 octets)Après les 2000 kilomètres de traversée du nord de l'Argentine, nous atteignons les chutes d'Iguazu, une merveille de la nature. Nous y rencontrons Anne, Guy et leur 4 enfants. Ils nous invitent chez eux à Sao Paolo. Alors que nous pensions éviter cette immense mégapole (18 millions d'habitants, 3eme plus grande ville du monde !), nous voila au cœur de cet enfer urbain. Trafic dément et embouteillages permanents, orientation très difficile (sens uniques partout), pollution extrême, tours en béton à perte de vue, centre commerciaux gigantesques. Et pourtant... nous garderons de notre passage à Sao Paolo un très bon souvenir ! Nos amis brésiliens Bob et Bea (rencontrés au Chili) nous accueillent chez eux avec une très grande gentillesse. Ils nous aident bien dans toutes nos démarches (un garage Land pour changer notre courroie de distribution, équipements de camping...) Ils ont même organisé une soirée en notre honneur avec une trentaine de leurs amis et apprécier leur gentillesse et leur joie de vivre.

Anne, Guy et leurs enfants nous reçoivent également chez eux, une bonne occasion pour Leslie et Nicolas de jouer avec des enfants de leur âge et Leslie de dire "Moi aussi je veux une maison comme Albane !"... Ouh là là... Guy et Anne se mettent en quatre pour nous aider dans nos différentes démarches (centre de vaccination, ...) Grâce à eux, Leslie peut goûter à l'école française. Après les premiers pleurs, c'est la joie pour elle et un moment fort pendant ces deux jours d'école. Mais il faut reprendre le voyage et quitter les petites copines. Cette semaine à Sao Paolo restera gravée dans nos cœurs grâce à tous nos amis.

Nous longeons la côte, verdoyante et bordée de plages magnifiques jusqu'à Rio de Janeiro. Ville mythique entre toute, la situation de cette ville encerclée de baies et de plages est exceptionnelle. Nous adorons déjà le Brésil et les Brésiliens alors que nous n'en sommes qu'au début...


Brésil  (mars 2005) : Cliquez ici pour découvrir plus de photos  

MVC-0018.JPG (57676 octets)Brésil - Mars 2005 : De Rio de Janeiro, nous remontons vers le nord la côte Brésilienne de plage en plage jusqu'à Salvador : rencontres de pêcheurs, couchers de soleil somptueux et sirotage de noix de coco, notre boisson quotidienne. Nous empruntons parfois des pistes isolées qui nous font franchir des rivières à gué ou parfois sur de petits ponts de bois bien rustiques.

La chaleur constante nous oblige à dormir tous les quatre sous la tente, sans double toit, afin de bénéficier du moindre brin d'air. A plusieurs reprises, en pleine nuit, nous devons bondir à cause d'une averse tropicale qui nous trempe !

Les enfants sont adorables et jouent très volontiers ensemble. Leslie prend son rôle de grande sœur très au sérieux et se montre très patiente avec son frère. Nicolas s'entraîne à caser ses premiers mots à toutes les occasions possibles. "Bonbon" a été prononcé pour la première fois lorsque les cloches de Pâques ont déversé leurs œufs au chocolat sur Tipi trotteur !

De la côte Atlantique, il nous reste 5000 kilomètres de route (dont 720 km de pistes pourries réalisées en 22h de conduite) pour rejoindre la capitale bolivienne sur l'Altiplano et y préparer notre trek. Nous décidons de consacrer 3 semaines à l'organisation de cette épopée familiale. Le départ est prévu vers le 20 avril pour plus de 2 mois de marche entre les Cordillères Andines et le lac Titicaca.


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